Statistiques
Par Vincent le mardi, février 5 2008, 10:39 - Bla bla - Lien permanent
Ce que nous voyons tous les jours sur les sites se traduit en chiffres. J'ai trouvé des statistiques sur la pratique sportive féminine. Ce sont des chiffres qui datent de 2002 et qui portent sur les licenciées uniquement mais je pense qu'ils reflètent assez correctement la réalité. Je joins le dossier en pdf.
Si vous avez le temps, plongez-vous dans la lecture détaillée du dossier, il y a des choses à apprendre. Personnellement ce qui m'a marqué au premier coup d'oeil :
- les femmes représentent classiquement 30 à 40 % des licenciées sportives, avec plusieurs fédérations où elles sont majoritaires
- 11 % dans le vol libre !
- le kick-boxing fait mieux avec 11,3 %...
- toutes les disciplines aéronautiques et/ou de pilotage (vol à voile, giraviation, char à voile, motocyclisme, aéromodélisme, aérostation...) ont un très faible pourcentage de licenciées féminines.
J'ai moi-même mis plusieurs années à comprendre que tout le monde n'avait pas envie de voler... ! Est-ce que les femmes ont encore moins envie de voler que les hommes, ou bien le milieu présente-t-il des caractéristiques telles qu'elles en sont écartées ? Le couplage vol/pilotage/prise de risque/imaginaire de l'extrême est-il un aimant pour les hommes et un repoussoir pour les femmes ?
Une petite perle que j'ai noté et qui donne à penser : rugby 2,7% de femmes rugby à XIII 29,1% ...



Commentaires
A essayer de persuader et de comprendre les objections des filles à voler il semble que les représentations évoluent en fonction de leurs connaissances de l’activité:
Les personnes complètement extérieurs à l'activité, la considère comme une activité à risque et donc c'est inconscient en tant que mère de famille de la pratiquer.
Les femmes ou amies de pilotes la prenne comme une activité physique: le sac est gros, il faut marcher...
Pour celles qui s'y sont essayé et qui ont arrêté c'est soit qu'elles ont trouvé le stage initiation relevant du stage commando ou plus nombreuses à la première frayeur elles se sont dit "ce n’est pas pour moi".
Et donc il ne vous reste plus messieurs à défaut du physique des filles qui ont un mental de garçon manqué !!!!!
Sandrine
La première frayeur, c'est vrai...
C'est fou à quel point les hommes et les femmes réagissent différemment à la première frayeur.
C'est incroyable le nombre de filles qui arrêtent à la première frayeur.
Et c'est dingue de voir le nombre de garçons capables de continuer à voler la peur au ventre...
Petite remarque à l'attention de Sandrine : un garçon manqué, c'est une fille réussie, non ?
Remarque plus générale, "on ne nait pas femme, on le devient" (Simone de Beauvoir), ça veut dire que les filles on est éduquées dans ce sens-là et les garçons sont éduqués à être forts et sans peur. Ca bouge, mais doucement. A mon sens, il faut faire bouger les choses dans 2 sens : d'une part affirmer haut et fort que l'objectif du parapente, ce n'est pas "les sensations fortes", ce n'est pas jouer à se faire peur, à être plus fort que le danger, qu'on peut pratiquer une forme très douce, glisser tout en plaisir dans un air tranquille et limpide. D'autre part déconditionner les filles par rapport à cette attitude peureuse, timorée, j'ose dire infantile.
Pour le premier aspect, il y aurait un effort à fournir de la part de l'activité toute entière : les pratiquant-e-s, les clubs, la fédé, les professionnels... Pour le deuxième aspect, là encore, interrogeons notre responsabilité de parent, d'éducateur, d'adulte par rapport à l'image que nous transmettons de ce que sont, de ce que doivent être les garçons et les filles. Arrêtons de fabriquer des petites filles qui adorent le rose et rêvent d'être des jolies princesses et des garçons qui ne se voient que guerrier ou footballeur (ce qui n'est pas si éloigné que cela, voir un vieil article du Monde Diplomatique intitulé "Le sport c'est la guerre").
Le premier changement à introduire est directement à notre portée de pratiquants, le second est à plus long terme, mais pas inatteignable. Plus personne maintenant n'imaginerait refuser l'instruction à la gente féminine alors qu'il y a deux siècles on ne voyait pas pourquoi envoyer les filles à l'école...
Et par rapport à tout ça, un chiffre qui me laisse très songeuse, dans le rapport statistique que Vincent a mis avec son billet, c'est 23,2% de femmes en "savate, boxe française et disciplines associées". Les femmes sont plus prêtes à apprendre à donner des coups qu'à jouer à l'oiseau ?